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Les pères blancs d'Ain Sefra

LA BELLE HISTOIRE DES PERES BLANCS

LES PERES BLANCS RETROUVES APRÈS TANT D'ANNEES:

par Zouheïr Benmiloud

Avant toute chose, nous adressons nos remerciements au Père Bergantz sans qui cette rencontre n’aurait pu avoir lieu. En effet, c’est lui qui nous a communiqué les coordonnées du Père Deville lors de la visite que nous lui avons rendue à la Maison de retraite des Péres Blancs à Bry sur Marne, le 15 Décembre 2005. 
Nous saluons aussi " Celui par qui le bonheur est arrivé" car il a permis les retrouvailles de cinq de ses anciens élèves : Jean Rémy Carabajal, Daniel Freund, Abderrahmane Ait Salem, Régis Guillem et Zouheir Benmiloud , autour de leur ancien professeur à l'Institution Lavigerie d'Ain Séfra, pour évoquer dans la joie et une certaine nostalgie les souvenirs des moments partagés, il y a si longtemps. 

L’histoire que nous vous racontons aujourd’hui est l’histoire d’Ain Séfra à travers la vie à l’Institution Lavigerie où nombre d’entre nous ,les chibanis d'aujoudhui, avons usé nos fonds de culottes dans les années 50 et 60. Cette histoire remonte aux années 1930; bien avant nous; elle nous a été rapportée en grande partie par le père Deville. 
Ce récit est aussi le résultat d’une rencontre qui s'est faite petit à petit depuis le mois de Juillet 2005 d'abord entre Abderrahmane Ait Salem et Régis Guillem, bientot suivi de Daniel Freund puis de Jean Rémy Carabajal puis puis de Zouheïr Benmiloud à l'occasion du voyage de Luc et pour finir de Kheïra Beghdadi qui a fermé la marche. De temps en temps Roberte Gaget passe la tête par la fenètre... 

Cette rencontre, entre les enfants d’Ain Séfra, toutes confessions confondues et tous unis ce jour là dans le souvenir parfois triste, parfois douloureux mais toujours aussi vivant de leur enfance et de leur jeunesse dans leur village c'est un peu le bonheur qui arrive sur cette terre tant meurtrie. Cette enfance et cette jeunesse ont été traversées, labourées par les tourments de l’Histoire. 
Cette Histoire des Hommes qui vit un jour nombre d’entre nous quitter leur village, leur Ain Séfra, dans les larmes, la révolte et un sens profond d’injustice pendant que les autres tout près d’eux séchaient leurs larmes aux premiers jours de l’Indépendance car ils ont gardé l'espoir jusqu'au dernier jour; jusqu'à ce jour ou on leur annonça que leur fils ne viendra plus réchauffer ses mains au dessus du kanoun. Eh bien, ce jour là, le 12 Février 2006, à Notre Dame du Liban à Marseille, tous ces enfants se sont retrouvés, de Daniel à Zouhir, autour du Père Deville pour oublier à jamais les frustrations, les colères, le deuil et la tristesse et chanter en chœur et dans l’émotion de la fraternité retrouvée « ’O terre d’Algérie…Dans l’Infini du Ciel.. » 
Délivrons à nos enfants et petits enfants d’ici et de la-bas ce message de paix du Sahara algérien: «Et ton désert Immense dans un souffle brûlé nous livre le message de la Paix ». 
Racontons leur leurs racines de l’autre coté de l’Oued Méditerranée où des cousins ,des frères, des amis les attendent pour les accueillir les bras ouverts à Ain Séfra, à Tiout, à Mograr, à Mkaliss, à Sfissifa, à Boussemghoun, à Ouarqua comme ils y ont accueilli notre ami Luc Piras en Novembre 2005. Racontons leur "il etait une fois Ben 'Afi, Raïka; Jean Louis Solgadi, Ali, et Daniel les inséparables; Jean Rémy et Abderrahmane chez les eclaireurs sahariens; Régis qui partait à M'kaliss avec son père chasser le mouflon et cueillir le terfasse sur les pentes du Djebel Aïssa. 
Enfin, rendons un hommage appuyé à notre ami Zouheïr venu ce jour là spécialement de Tiout pour retrouver son ancien professeur et Directeur et qui n’hésita pas à aller chercher Luc un jour de Novembre 2005 qui atterrissait à Tlemcen afin qu’il embrasse la terre de son enfance Ain Séfra. Hommage lui est rendu ainsi qu’à Tayeb Ait Salem. 
Ils ont été tous les deux les anges gardiens de Luc durant tout son séjour. En hommage à Zouheir nous publions en épilogue son texte sur la rencontre du père Deville.

 

 

Et maintenant, place à la rencontre….


C’est par un matin frisquet mais très ensoleillé de ce 12 Février 2006, aux environs de 9h30, que les 5 compères Jean Rémy, Daniel, Abderrahmane, Régis et Zouheïr franchissent la grille du foyer franco-libanais, situé à côté de l'église Notre Dame du Liban à Marseille, près du parc Borély, pour aller à la rencontre du Père Gabriel Deville. 

A) Le Père Gabriel Deville

Originaire de Saint Etienne, il entre chez les Pères Blancs (Société des Missionnaires d'Afrique) pour faire son noviciat à Maison Carrée (El Harrach) en Algérie en 1950. Dès cette date il commence l'étude de l'arabe dialectal maghrébin; c'est en Tunisie, à la Manouba près de Tunis, qu'il étudiera pendant deux ans l'arabe classique, l'arabe littéraire moderne et les disciplines concernant la culture arabo-islamique. 
Il a effectué deux séjours à Ain Séfra : le premier en 1954, une année avant son engagement définitif chez les Pères Blancs. Le Père Le Lay, directeur de l'Institution Lavigerie, lui confie la classe du CM2 : 42 élèves, 6 heures de cours par jour, surveillance d'études du soir et du dortoir qui comportait à cette époque 80 pensionnaires, animation des équipes de gymnastique et de sport, déjà très en forme sous la responsabilité du Père Bergantz. Il faut aussi parler des sorties fréquentes chez les parents d'élèves, et autres amis, où se faisait l'apprentissage de la langue parlée, sous la haute et efficace direction du Père Alliaume ( Si Mukhtar ). Quels témoignages de sympathie et d'amitié sincère n'ont-ils pas reçu durant ces visites ! 
C'est en Janvier 1958 que commence le deuxième séjour : revenant de Tunisie après l'étude de l'arabe littéraire, on demande au P. Deville de mettre en place des programmes d'arabisation (bien avant l'heure!) : grammaire, sciences naturelles, géographie… C'est à ce moment-là que va être présentée, dans la fameuse salle de cinéma de l'Institution, une pièce de théâtre, mise en scène très orientale par le Père Bergantz, dans une langue arabe "réadaptée" par le Père Alliaume ; il s'agit de l'ouvrage de l'écrivain Ibn Al-Muqaffa : Kalilah wa Dimnah ( deux chacals qui donnent des leçons de morale à un prince corrompu ) où l'auteur introduit dans la langue arabe la vieille sagesse hindoue que Bidpaï avait consignée en sanscrit. Quel succès ! 

En 1960 il remplace, comme directeur de l'Institution, le Père Le Lay qui exerça cette fonction pendant une dizaine d'années. C'est la création d'une classe de Seconde et de Première pour permettre aux jeunes séfraouis de poursuivre leurs études jusqu'au baccalauréat. Cette initiative fut chaleureusement accueillie par le Président Ben Bella, accompagné du ministre de la Défense Boumédienne, lors de leur visite officielle à Ain Séfra en avril 1965. Ce dernier lui a demandé de créer un internat pour les fils de nomades : projet certes très intéressant mais difficile à réaliser par manque de personnel qualifié. C'est aussi la création de l'A.P.E.L. (Association des Parents d'Elèves) présidée avec beaucoup de savoir-faire par messieurs Alla Abderrahmane et Chami Boutkhil : parfaite collaboration des parents désireux d'assurer un solide enseignement et une bonne éducation pour leurs enfants à un moment où l'Algérie traversait une période très pénible pour tous. Il est vrai aussi que l'équipe de football de l'Institution, qu'animait monsieur Mataix, le surveillant général, originaire d'Oran où il était connu pour ses performances de footballeur professionnel, procurait de véritables moments de plaisir et de détente pour toute une population fière de ses joueurs qui dominaient souvent de très bonnes équipes fournies par le contingent militaire important dans la région en ce temps là. 

En octobre de cette même année 1965 c'est le départ pour Alger au Centre de Langues diocésain pour y enseigner l'Arabe moderne ( la langue des médias ) jusqu'en Juillet 1976: c'est la retrouvaille dans la capitale de quelques anciens élèves qui y occupent des postes à haute responsabilité et sont toujours très fiers de se présenter comme "anciens élèves de l'Institution Lavigerie" : Kabouya Abdelmajid qui a été premier sous-préfet algérien à Sefra, et Bouras Akacem qui lui a succédé; Mekkaoui Boutkhil directeur de la Grande Poste à Alger qui était sur les bancs de l'Institution dans les années 30, avec Kadi Ahmed devenu ministre des PTT, et le fameux général marocain Oufkir qui organise en 1972 un complot contre Hassan 2. Nombreux contacts également avec les fils du Pachagha Si Elkalladi : Abdelaziz, Khaled, Moulay et Redouane chez qui il se rend pour y respirer un peu d'air de Tiout. Mais c'est surtout la rencontre de nouveaux amis devenus des vedettes à la RTA : Ali Fodhi (Ammi Miloud) célèbre comédien, et Jamal Baghdadi qui anime l'émission "Culture pour tous". Ils collaborent tous deux à la revue du Centre de Langue "L'arabe Algérien Moderne" avec succès, pendant plus de six ans. 

Pour la publication de son "Manuel d'Arabe moderne", composé avec la collaboration d'un ami palestinien Ali Abou Nimeh, assistant répétiteur à l'Université de Lyon, il rejoint Marseille où il a trouvé un éditeur. Quittant normalement d'Algérie pour une année, il n'y reviendra plus, car une place d'enseignant de langue arabe à l'Ecole d'Ingénieurs à Marseille lui est offerte. 
Car, faire connaître à ces jeunes ingénieurs une langue et une culture qui les aideront à mieux comprendre le milieu de vie où ils travailleront comme coopérants au Moyen-Orient lui apparaissait comme primordial. Cet enseignement a duré douze années, et les effectifs ont fondu quand les uns et les autres se sont aperçu que l'anglais dans ces pays était pratiquement la seule langue utilisée dans le domaine professionnel…et surtout il y a eu, et il y a encore plus aujourd'hui l'attrait exercé par les pays asiatiques qui a donné priorité à des langues comme le japonais, le chinois ou le coréen. 

Il reste quelques adultes désireux d'apprendre l'arabe littéraire dans le cadre de la formation continue, dans un but plus culturel que professionnel; ce sont ces quelques personnes qui continuent à suivre les cours qu'il donne aujourd'hui dans le cadre des activités culturelles de la paroisse Notre Dame du Liban à Marseille.

 

B) Hommage au père Alliaume ( Si Mukhtar)

Nous rendons un dernier hommage au père Alliaume cité plus haut. 
Nous tenons à saluer la mémoire de celui qu'on appelait aussi Si Muktar tant sa présence etait intense auprés de nous tous: élèves, parents et les plus démunis. 
C'était lui qui nous initiait à la spiritualité qu'on appelait alors "cours de morale" pendant que d'autres allaient au cathéchisme. 
C'était lui qui nous initiait à la langue Arabe qu'il maitrisait parfaitement tant dans forme littéraitre que Dialectal. 
Souvenez vous de la pièce Dimnah wa Kalilah citée plus haut pièce qui eut un immense succès et de ce dialogue: 
Le premier animal: Achkoun hadha ? 
Le deuxieme Animal: Hadha Dimnah ibn Tabaqui. 
Ces dialogues furent montés par le père Alliaume. 
Tout le monde applaudit à tout rompre à la fin y compris ceux qui ne maitrisaient pas la langue car très souvent la mimique, les gestes le ton de la voix suffisaient. 
C'est enfin lui qui traça la route au Père Deville pour aller au devant de nos parents et au devant de ceux qui souffraient. 

C) La rencontre avec le Père

La première impression qui nous vient à l'esprit : Quelle mémoire des gens, des lieux, plus de quarante ans plus tard ! Nous espérons que tous ses souvenirs seront un jour publiés pour les jeunes générations séfraouies qui aimeraient savoir comment ont vécu, ont étudié, leurs pères, leurs grands-pères, pendant ces mémorables périodes commencées dans les années 30. Qui étaient ces "marabout" avec gandourah et burnous blancs, un grand chapelet autour du cou, qui se mettaient en survêtement pour faire du volley, ou courir dans la dune pendant les séances de gymnastique ? 


Le Père Deville est resté égal à lui-même : franc, direct, autoritaire parfois, nous apprenant certains faits jusque là inconnus par nous tous; c'était un effet de surprise et d'étonnement. Il a voulu avant tout partager avec ses anciens élèves tout ce qu'ils avaient vécu ensemble de peines et de joies. C'était un retour dans la mémoire de souvenirs profondément marqués dans les coeurs. Certains d’entre nous ont sans doute éprouvé beaucoup de nostalgie, ne se souvenant que des bons moments, d’autres ont été ébranlés dans leurs certitudes, d’autres tout simplement surpris. Et cette phrase qui revenait parfois "J'avoue n'avoir pas toujours été assez à l'écoute des uns et des autres pour pouvoir comprendre, ou même partager, les peines et les souffrances des diverses communautés dans des moments difficiles. C'était certainement une faute de jeunesse, mais à tout péché miséricorde !" 

On ne peut raconter ici toutes les anecdotes qui campent tel ou tel personnage d'Ain Sefra, qu'il s'agisse des Pères et enseignants qui depuis 1930 ont fréquenté, pendant un temps plus ou moins long, l'Institution Lavigerie. Du Frère Marcel, l'homme à tout faire : jardin, cuisine, et surtout créateur, dès les années 40, d'un embryon de Centre Professionnel (ce qui n'existait nulle part en ce temps-là) où était formés des apprentis menuisiers sous la maîtrise de Mohamed "Bou Sebsi" (le père à la pipe), c'est aussi lui qui était le machiniste du cinéma tellement célèbre. On sait quelle importance a pris ce Centre qui s'est ouvert à plusieurs disciplines et a été reconnu officiellement par les différents gouvernements. Le Père Martin en a été longtemps directeur, avant que le Père Cominardi n'en prenne la responsabilité, l'un et l'autre, par la création d'un internat, ont rendu d'énormes services en formant des jeunes capables de redonner une âme à des régions manquant de professionnels et de techniciens. C'est le Père François Cominardi qui sera le dernier Père Blanc à témoigner aux séfraouis, par ses contacts amicaux et les services rendus aux plus démunis, toute l'amitié qu'on leur devait pour l'accueil si fraternel qu'ils nous ont réservé pendant plus de 70 ans ! C'est monsieur Joncour qui a battu le record de longévité en enseignant les mathématiques de 1945 à 1977. Il faudrait consacrer à ce dernier toute une rubrique. 
Comment ne pas parler des nombreux amis restés fidèles, ceux d'Ain Séfra, de Tiout, de Suisifa, de Chellala, de Moghrar, d'Ain Ourqa, de Bousemghoun… Certes une prédilection pour les gens du Graba car ce quartier se trouvait juste à côté de l'Institution et permettait des visites plus rapides…chez Mohamed Bachiri, comme chez Mbarek Ben Biga, ou chez Basso à qui on faisait appel pour les petits travaux de maçonnerie (beaucoup de sable, pas trop de ciment). 

Notre réunion s’est poursuivie tout au long d'un repas pris au restaurant « Le Pressoir » face à la Grande Bleue … Il n'y avait pas que de l'eau, mais sur la table la boisson, qui, comme dit le proverbe, "réjouit le cœur"; il est vrai que les visages étaient radieux, et dans cette euphorie générale d'autres souvenirs, et bien sûr les plus joyeux, ont traversé nos mémoires. 

Nous avons promis de nous revoir, persuadés que ces contacts renforcent les liens d'une solide amitié qu'une absence prolongée peut malheureusement effacer. Nous nous sommes quittés vers 14Heures, Régis nous conduisit vers le Prado pour y prendre le métro en direction de la gare Saint-Charles. Et chacun est reparti, le cœur plein de souvenirs, qui vers Bordeaux, qui vers Dijon, qui vers Grenoble, qui vers Tiout… 

D) Épilogue: Le récit de la rencontre par Zouheïr Benmiloud

Aux Séfraouis de France et d’ailleurs qui ont quitté subitement leur pays à l’âge de l’enfance. Aujourd’hui dimanche le 12 février 2006, je retrouve quatre gars mûrs pas tellement âgés pleins de vie, de bonne humeur et surtout ceints d’un attachement sans faille à leur région désertique « le sud oranais ». Ces quatre amis qui m’ont fait un accueil chaleureux et sincère sont : 
Daniel FREUND 
Jean Rémy CARABAJAL 
Abderrahmane AIT SALEM 
Régis GUILLEM 

Grâce à eux, j’ai eu le privilège de rencontrer le père DEVILLE. Ce Père Blanc, ancien prof à l’Institution LAVIGERIE est une véritable bibliothèque à tiroirs : il connaît tout, sur chaque sujet abordé ; de la théologie sur les 3 religions du livre, aux langues du Moyen-Orient. 

Sur AIN SEFRA ses récits sont croustillants. Il parle des grands évènements sérieux mais aussi de petits faits divers et des intrigues du village et il ne nous a pas tout raconté. A revoir absolument ! 

Nous le remercions pour l’aimable accueil et le temps qu’il nous accordé. 
Toute la matinée nous l’avons passée dans son monastère à Notre Dame du Liban. 
Nous sommes allés ensuite sur son indication dans un restaurant sur la Plage du Prado, « Le Pressoir » 

Je voudrais revenir sur l’accueil qui m’a été réservé à l’Aéroport de Marseille. 
Les embrassades fraternelles au milieu des gens qui nous regardaient. Et puis des blagues tout au long du chemin jusqu’à Marseille. 
Le soir, au dîner nous étions tout simplement euphoriques 

Jean Rémy n’a rien oublié de sa vie d’enfance à Ain Séfra. Fils du boulanger du village, je l’ai écouté avec une particulière attention car, son récit sur cette époque a remué en moi des souvenirs très forts. Ce nom de CARABAJAL était synonyme à Ain Séfra et l’est toujours de RAJAL Moula El Kheir (l’homme du bien, le généreux, l’homme des pauvres). 

Je voudrais par ce papier qu’ils acceptent mes remerciements. Moi, je leur propose tout simplement de faire un tour à ORAN afin que je puisse leur consacrer du temps et les moyens pour un agréable séjour «SANS LARMES SVP». 

Je ne saurais jamais écrire et raconter l’accueil qui m’est réservé par mon ami et frère Daniel FREUND. 
Je sens les multiples cordons qui nous lient tous les deux. 
Originaire du même patelin Ain Séfra, nous avons eu le même itinéraire scolaire: à L'école laïque comme on disait à l'époque, puis à L'Institution Lavigerie, et pour finir l’Ecole d’Agriculture de Ain Témouchent. 
La devise de cette École était « Mais non, mais non, l’EAT( École de Ain Temouchent ) n’est pas mort puisqu’il gueule encore ». 

Voilà un bref récit sur cette première visite que je fais en France ce 12 Février 2006 où j’ai rencontré les enfants du Pays. Hadha Houa .......

Zouheïr Benmiloud

Source:"Ma source jaune",site web de Luc Piras