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El Goum Wa El Kheil

 

El Goum El Goum at el Ouaada by Z-Hashas

 

Description de la fantasia (El Goum):

El Goum une scène où les cavaliers bédouins (fursân), organisés en fractions, s’y affrontent dans un jeu de charges héroïques. Cependant, aussi impressionnantes qu’elles puissent paraître (et il s’agit du divertissement le plus apprécié), les fantasias s’inscrivent tout de même dans le cadre d’un rapport hiérarchisé où la force mystique apparaît comme supérieure, et il n’est pas anodin de voir que les fantasias se font souvent sous l’égide, sous le patronage du saint local qui constitue à cet égard le maître suprême (wali). On fait d’ailleurs la fantasia en l’honneur du maître (wali), du saint (sidi) et pour le saint. De fait, bien qu’il s’agisse d’un jeu profane, la fantasia renvoie

obligatoirement à l’aspect sacré de la fête et à la hiérarchie des catégories, notamment la hiérarchie entre lignages mrabtin et lignages séculiers. Plus exactement, le caractère sacré de la fête nécessite que soient mises en exergue dans un rapport de hiérarchisation et de distinction les catégories relevant du profane .La part des objets dans la « mise en scène » de la fête et dans l’affirmation de l’identité bédouine Une fantasia sans charge de cavalerie n’est pas une fantasia ; les cavaliers sans leurs fusils traditionnels (tubji, zwija, garda) ne sont pas de vrais fursân, de vrais cavaliers bédouins. Pour qu’une fantasia soit de qualité, il faut plusieurs éléments : les groupes de cavaliers doivent être nombreux afin de rendre la compétition de charge de cavalerie plus attrayante et ils doivent être des plus resplendissants. Les chevaux, la tenue des cavaliers, le chèche, les fusils, etc. sont autant d’attributs qui distinguent les fursân. Le public y est d’ailleurs très attentif. Sans aucun doute, la fantasia est-elle l’événement le plus apprécié des moussems et le maniement des fusils des cavaliers, chose assez rare, séduit vivement les personnes qui assistent aux fantasias. Lors des compétitions de cavalerie, l’esthétique des fursân est aussi importante que leurs prouesses de cavaliers. La lahbaya (tunique) et le fusil participent pleinement de l’esthétique du fursân. La compétition des cavaliers n’est donc pas seulement une compétition « guerrière » mais elle est aussi une compétition esthétique. La fantasia ritualise les logiques compétitives tribales, les cavaliers étant organisés en fractions. Dans ce rituel, les objets qui contribuent à l’esthétique des cavaliers, en particulier les fusils et parfois les lahbayat, jouent un rôle de distinction indéniable. Le fusil, compte tenu de sa rareté et du fait qu’il définit un groupe particulier et prestigieux (les cavaliers), est bien évidemment un bien de prestige qui distingue les fractions tribales disposant historiquement d’une force importante des autres. La lahbaya, si elle est de qualité (fabriquée notamment avec du tissu « Tissor »), peut apparaître comme un objet de grande valeur, notamment économique. De fait, la fantasia est aussi une compétition d’objets, et certains d’entre eux apparaissent pleinement comme des biens de prestiges visant à rehausser le statut de telle ou telle fraction tribale, ou encore de telle tribu. A titre d’exemple, la tribu des Awlâd Nhar évoluant au Sud de Tlemcen a construit sa réputation actuelle en partie grâce à l’aura de ses cavaliers, lesquels participent souvent aux fantasias du Haut Sud Ouest, et notamment à celle d’Asla ( lors de Ouaada de Sid Ahmed El Mejdoub). Si la lahbaya peut apparaître parfois comme un objet de grande valeur, elle est surtout considérée comme un habit « traditionnel » ayant valeur identitaire. Il s’agit d’un vêtement courant, utilisé bien volontiers pour les fêtes. Signe du terroir, la lahbaya, et en particulier la lahbaya qûrtas (ample tunique à manche courte), apparaît comme le vêtement symbole de l’identité bédouine et son port fréquent lors de la fête contribue au processus d’affirmation de l’identité locale, notamment durant les démonstrations de danse. Il en est de même des khaimat (tentes, sg. khaima) que l’on dispose tout autour de l’espace public réservé à la fantasia, au sûq, aux démonstrations de danses.

 

El Goum Photo Z.Hashas Fantasia El Kheil El Goum à El Ouaada / Photo by Z-Hashas El kheil-photo Z-Hashas Fantasia 2